Midi. Nous arrivons au coeur du beaujolais sur le très beau domaine d'un couple de viticulteur de ma connaissance.

Depuis que je suis perché, lui, s'interroge sur son exploitation. Il affirme qu'il y a, chez eux, des endroits ou ils se trouvent extrêmement bien et d'autres ou c'est tout l'inverse. Je me frotte les mains. Mon petit bonhomme intérieur (PBI) jubile. Il y a longtemps que j'attends ce moment.

Nous nous saluons très chaleureusement. Elle, elle est au marché en train de vendre le pain. C'est une de leur ressource. Vendre un pain merveilleux. Tout est fait chez eux. Du blé jusqu'au pain. Quand je dis merveilleux, c'est merveilleux.

Nous voici parti sur leurs terres. Il y a, sur la parcelle de "la musicienne" (j'adore), un endroit ou ils se sentent super bien et ou les plantations sont plus prolifiques qu'ailleurs. Mon PBI commence à ne plus se sentir. Ça sent le sacré à plein nez.

Je m'accroche à Antoinette, mon antenne et j'arpente le terrain gorgée d'eau. Et bim une fois. Bim deux fois. Nous  voici sur un croisement de réseau sacré. Et devine quoi!! Juste à l'endroit du ressenti de nos hôtes. On arpentera encore un peu le terrain pour en trouver d'autre, mais bon, c'était celui-là qui les chagrinait.

Puis notre guide nous dirige vers une petite cabane en pierre. Il a le sourire. Il semble heureux du moment et des réponses déjà apportées. Il y en a beaucoup dans le beaujolais. Ces cabanes étaient utilisées pour ranger les outils à l'époque. Celle ci est magnifique et en très bon état.

- Et là? Donc? Tu t'y sens comment?
- Pas bien. Surtout devant la cabane.

Allons. Antoinette en main. Je lance le scan. Le scan spécial "gens qui sont là, mais pas en vrai". Et bim. Il y a quelqu'un devant la porte. Mon PBI se planque derrière un morceau de folie qui traîne par là. Il a un peu la pétoche.
C'est Une femme. Partie il y 12/13 ans à l'age de 31 ans environ. Nous n'en saurons pas plus. Nous savons pourquoi il y a mal-être et ça suffit au viticulteur. On palabre quand même un peu. Je lui dis que, si il n'a rien à faire, un jour, il peut venir faire un petit tour avec sa douce, pour accompagner cette jeune personne, là ou elle devrait être aujourd'hui.
Il dit qu'il ne sait pas faire. Je lui dis que si. Je lui explique. Il est dubitatif.

A la fin de la journée il saura faire. Promis....